NOUVELLES FEUILLES D'AUTOMNE
En direct du CRES

ZOOM SUR
Les Big Data. Décryptage : le Big data santé
L’explosion de la quantité de données électroniques générées dans le monde permet aujourd’hui de mieux analyser voire de prédire certains phénomènes humains à grande échelle. Appliquée à la santé, cette nouvelle approche, dite « Big Data », porte de grandes promesses notamment dans l’épidémiologie, mais soulève également des questions particulières de confidentialité.
Décryptage: le Big data santé, Le Mag, n° 10, 2013-11-22
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Lancement des travaux du groupe de réflexion pluripartite sur le big data en santé
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a lancé un groupe de réflexion sur le big data en santé. A cette occasion, la Ministre a rappelé l’importance du big data dans le domaine de la santé, pour mieux comprendre les maladies, mieux accompagner les patients et mieux anticiper les crises sanitaires.
Lancement des travaux du groupe de réflexion pluripartite sur le big data en santé, Discours de Marisol Touraine, 2015-09-10 
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VIENT DE PARAÎTRE
COMETE: Compétences psychosociales en éducation du patient

Pour aider les équipes soignantes à développer les compétences psychosociales des patients en éducation thérapeutique, ce que recommande la Haute autorité de santé, le CRES vient d’éditer un outil pédagogique : la mallette COMETE (COMpétences psychosociales en Education du paTiEnt). COMETE contient des activités, des fiches méthodologiques et des jeux de carte autour des thématiques suivantes : l’appropriation de la maladie, l’identification et la résolution de problèmes, l’image de soi, les projets de vie, les émotions, le rapport aux autres, l’entourage et les ressources, la confiance en soi.
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Activité physique ou sportive : des bénéfices pour la santé à tout âge. Dossier
Ce dossier est composé de plusieurs contributions illustrant l'idéeque l'activité physique et sportive (APS) est bienfaisante pour la santé : l’acquisition très précoce des repères de motricité par le jeu, les liens entre équilibre corporel et activité physique chez l’adolescent, la prévention chez les plus âgés, l’évaluation du risque spécifique lié à chaque activité, le rôle d’une compréhension plus globale des relations entre APS et qualité environnementale.

Activité physique ou sportive : des bénéfices pour la santé à tout âge. Dossier, Jean-François Toussaint, BEH, n° 30-31, 2015-10-06, pp. 543-589
Consultez le dossier

Parcours migratoires et santé - 13 novembre 2015 Marseille

La 10e Journée provençale de la santé humanitaire, organisée par Santé Sud, s'intéressera au droit à la santé pour les migrants et à la prévention des violences tout au long de leurs parcours migratoires.
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Les Journées Francophones de Nutrition 2015 9 - 11 décembre 2015 Marseille

Les JFN sont la manifestation annuelle majeure des spécialistes en nutrition, notamment dans les sciences biologiques. 2015 sera aussi l’ouverture vers d’autres disciplines, notamment les sciences humaines et sociales, de la paléo-nutrition aux technologies du futur. Le travail interdisciplinaire et interprofessionnel est une force pour la nutrition et c’est dans cet esprit que le programme 2015 a été élaboré par la Société Française de Nutrition (SFN) et la Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme  (SFNEP).
Consultez le programme et inscrivez-vous

ZOOM SUR
L'UNAFAM 13

Frères et soeurs face aux troubles psychotiques, Aix le 10 Novembre 2015
Frères et soeurs face aux troubles psychotiques,  Faculté des Lettres, Aix le 10 Novembre 2015 Entrée libre Léa Plessis doctorante à l'université a réalisé deux recherches portant sur la fratrie face à la schizophrénie ces deux dernières années pour lesquelles elle avait fait appel aux adhérents de l'Unafam: voir ici. Elle présentera ses travaux lors de cette journée. L'après-midi, projection …
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ZOOM SUR
LA RECHERCHE

Lors d'un colloque organisé le 6 octobre à Paris sous l'égide du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fondation Fondamental a souligné la nécessité de faire de la recherche en psychiatrie et santé mentale une priorité en France. Elle s'appuie en cela sur les conclusions d'une étude effectuée dans
le cadre du  projet européen Roamer (Roamer pour  Roadmap for mental health research in Europe).
Un constat sans appel :
Le "fardeau économique" que constituent les pathologies mentales et psychiques est évalué à 109 milliards d'euros (Md€) par an en France. Elles représentent 14% de la morbidité liée à l'ensemble des pathologies, une proportion en nette progression. Elles constituent également la 1re cause d'invalidité, la 2e cause d'arrêts de travail et sont responsables d'une espérance de vie en moyenne de neuf ans inférieure à celle de la population générale (jusqu'à vingt ans de moins pour certaines pathologies). À quoi s'ajoute un sous-investissement préoccupant pour la recherche.
En effet, même si la part du budget est passée de 1,9% en 2007 à 4,1% en 2011, La France se retrouve en queue de classement des pays européens pour plusieurs critères d'évaluation de la recherche. Ainsi, elle se place en 21e position pour la recherche en santé publique. 
Conclusion :
La recherche en psychiatrie et santé mentale doit être une « priorité stratégique », bénéficier d'un très large investissement et se traduire par un « nouveau plan » pour les maladies mentales.


UN DEVOIR DE MÉMOIRE ?

Un rapport invite les hôpitaux psychiatriques à commémorer "l'hécatombe des fous" entre 1939 et 1945
C'est dans l'indifférence générale que 45 000 malades mentaux sont morts de faim en France durant la Seconde Guerre mondiale. Un drame longtemps oublié, qui témoigne du peu de cas que l'on a longtemps fait de la psychiatrie. Selon l'historien Jean-Pierre Azéma, missionné sur le sujet, « les plus vulnérables ont été les vieillards, les grabataires et les malades "chroniques", souvent internés depuis des années, notamment des schizophrènes, de grands mélancoliques et des déments séniles ».
La responsabilité de cette « hécatombe », l'historien ne la situe pas au niveau d'une volonté d'élimination systématique : il s'agit plutôt, selon lui, de la conjonction de plusieurs facteurs tels que les prélèvements massifs pratiqués par l'occupant nazi, les carences du régime de Vichy et son inféodation à l'occupant mais aussi la « rupture du lien social, aggravée par l'enfermement dans des institutions dont la fonction de réclusion l'emportait alors le plus souvent sur la fonction thérapeutique »
Une indifférence coupable, certes, mais que dire de l'oubli des générations d'après 1945 ?
Source : HOSPIMEDIA, 21/10/15